YOP L-FRII
Offres d'Emplois

Travaillez pour depuis la maison pour le PNUE-20 juillet 2026

Par Thierry A
Travaillez pour depuis la maison pour le PNUE-20 juillet 2026
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) est la principale autorité mondiale en matière d'environnement......
L’engagement du secteur privé dans la gestion durable des tourbières du bassin du Congo est renforcé par l’élaboration et la diffusion de produits de communication bilingues anglais-français de haute qualité et fondés sur des données probantes, comprenant deux notes d’information ciblées, du matériel de sensibilisation et des documents de soutien aux événements, permettant une sensibilisation efficace des investisseurs et des financiers et promouvant l’investissement dans une gestion durable et inclusive des paysages.

Lieu de travail

À domicile

Durée prévue

5 mois – temps partiel

Fonctions et responsabilités

I. Contexte
Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) est la principale autorité mondiale en matière d’environnement. Il définit l’agenda environnemental mondial, promeut la mise en œuvre cohérente de la dimension environnementale du développement durable au sein du système des Nations Unies et défend avec autorité la cause environnementale mondiale. Les tourbières du bassin du Congo, qui s’étendent sur la République du Congo (RDC) et la République démocratique du Congo (RDC), constituent le plus vaste complexe de tourbières tropicales au monde. Les tourbières de la Cuvette Centrale, récemment cartographiées, sont estimées à 145 000 km², soit le plus grand complexe de tourbières tropicales continu au monde. Elles stockent environ 30 gigatonnes de carbone, l’équivalent de deux années d’émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le paysage du Lac Télé/Lac Tumba (LTLT), qui couvre 126 440 km² de la vaste Cuvette Centrale, est au cœur de ce projet. Cette zone, en grande partie vierge et d’une grande richesse en biodiversité, abrite les plus fortes densités de gorilles des plaines de l’Ouest au monde, ainsi que des bonobos, des chimpanzés et des éléphants de forêt. La région abrite plusieurs aires protégées, dont des sites Ramsar comme le site Ngiri-Tumba-Maindombe, le deuxième plus grand au monde. Près de deux millions de personnes dépendent de l’eau, des forêts et des marais de ce paysage pour leurs moyens de subsistance. La RDC et la République de Chine (Taïwan) ont pris un engagement politique fort en faveur de la gestion durable des ressources naturelles en 2017, en créant le plus grand site Ramsar transfrontalier au monde dans la Cuvette Centrale. En 2018, les deux pays ont signé la Déclaration de Brazzaville sur les tourbières, s’engageant à œuvrer ensemble pour protéger les bienfaits que procurent les écosystèmes de tourbières. Par ailleurs, en 2019, l’UNEA4 a adopté une résolution sur la conservation et la gestion durable des tourbières. Malgré ces engagements, la région subit des pressions constantes de la part des industries extractives. Des actions récentes, telles que l’approbation par la RDC de blocs pétroliers dans la Cuvette Centrale, mettent en évidence la tension entre les objectifs de conservation et les priorités de développement économique. Les concessions forestières empiétant sur les zones de tourbières ont été révoquées par le nouveau gouvernement, mais les discussions sur les concessions pétrolières se poursuivent. La route d’Ouesso à Impfondo relie le paysage du lac Télé au réseau routier national, offrant des perspectives de développement mais engendrant également des risques d’aménagements non durables et incontrôlés. L’expérience d’autres régions de tourbières tropicales, notamment en Asie du Sud-Est, démontre que des incitations économiques et fiscales perverses peuvent conduire à des décisions d’aménagement du territoire entraînant le drainage des tourbières, la déforestation et des émissions de carbone catastrophiques. Dans le bassin du Congo, les politiques fiscales passées et présentes, incluant des allégements fiscaux pour les industries extractives, de faibles taux de redevances, des subventions à l’expansion agricole et une évaluation insuffisante des services écosystémiques, ont créé des conditions économiques qui désavantagent systématiquement la conservation et l’utilisation durable des terres. (PNUE)En partenariat avec la FAO, le WWF, la WCS et d’autres membres du consortium, un projet est mis en œuvre pour sécuriser les tourbières du bassin du Congo grâce à une prise de décision fondée sur des données probantes et à une bonne gouvernance. Un volet essentiel de ce projet, et plus précisément du résultat 1, lot de travaux 1.3, consiste à élaborer des notes d’information ciblées et des outils de sensibilisation afin d’inciter les investisseurs et les financiers du secteur privé à prendre en compte la valeur des tourbières dans leurs plans. Ceci permettra de jeter les bases de la négociation et de l’obtention de financements privés ou mixtes public-privé pour une gestion durable des tourbières (activité 1.3.3). II. Fonctions et responsabilités Sous la supervision générale du chef de l’unité Biodiversité, Peuples et Paysages et la supervision directe du responsable du volet de travaux, le consultant aura pour principal objectif d’élaborer une série de notes d’information ciblées et d’outils de sensibilisation afin d’inciter les investisseurs et les financiers du secteur privé à prendre en compte la valeur des tourbières dans leurs plans et leurs décisions d’investissement. Le consultant produira des supports de communication convaincants et étayés par des données probantes, comprenant deux notes de synthèse, du contenu pour les réseaux sociaux et des supports de communication par courriel pour chaque note, qui présenteront clairement les avantages économiques d’un investissement dans la gestion durable des tourbières du bassin du Congo. Ces supports serviront de base à une série d’événements et de réunions ciblés visant à mobiliser les investisseurs et les financiers du secteur privé. 2.1. Étendue des travaux et principales responsabilités : Le consultant réalisera les tâches suivantes : A. Phase de lancement : 1. Rapport de lancement : préparer un rapport de lancement détaillé présentant la méthodologie proposée, le cadre analytique, le plan de travail, l’approche de mobilisation des parties prenantes, la cartographie du public cible et un aperçu préliminaire des notes de synthèse et des supports de communication proposés. Ce rapport devra être soumis au PNUE pour examen et approbation avant le début des travaux. 2. Analyse documentaire et des données : réaliser une analyse approfondie des résultats de projets existants, des analyses des services écosystémiques (y compris la cartographie exhaustive de l’activité 1.3.1), des études sur les incitations fiscales et de toute autre documentation pertinente afin d’éclairer l’élaboration des notes de synthèse. 3. Cartographie des publics cibles : identifier et cartographier les principaux publics du secteur privé à cibler, notamment : • Investisseurs internationaux : sociétés de capital-investissement, investisseurs à impact, institutions de financement du développement et fonds de pension spécialisés dans les investissements verts ; • Investisseurs sectoriels : entreprises et investisseurs des secteurs pétrolier et gazier, minier, forestier, agricole (cacao, huile de palme) et des infrastructures ; • Institutions financières : banques commerciales, banques d’investissement et compagnies d’assurance opérant dans le bassin du Congo ou ayant des intérêts dans cette région ; • Associations professionnelles : chambres de commerce, associations des industries extractives et réseaux de finance durable ; • Bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux : banques de développement et institutions de financement climatique ; • Acteurs du financement de la conservation : investisseurs en crédits carbone.Investisseurs en paiements pour services écosystémiques (PSE) et investisseurs en obligations vertes. B. Élaboration de notes de synthèse ciblées : 1. Note de synthèse 1 : Argumentaire économique pour investir dans les tourbières du bassin du Congo • Élaborer une note de synthèse convaincante (6 à 8 pages) à destination des investisseurs du secteur privé, présentant : o La valeur économique des services écosystémiques des tourbières (stockage du carbone, régulation de l’eau, biodiversité, pêche, etc.) o Les risques liés au statu quo (coûts économiques de la dégradation des tourbières, actifs échoués, risques de réputation, risques réglementaires) o Les opportunités d’investissement dans la gestion durable des tourbières (crédits carbone, crédits biodiversité, production durable de matières premières, écotourisme, etc.) o L’environnement favorable et les projets prêts à investir o Des études de cas d’investissements durables réussis dans les tourbières tropicales o L’alignement avec les critères ESG et les cadres de finance durable (par exemple, la taxonomie de l’UE, les normes de performance de la SFI, les PRI des Nations Unies). 2. Note de synthèse 2 : Opportunités de partenariat pour le développement durable des tourbières du bassin du Congo. • Élaborer une note de synthèse axée sur le partenariat (4 à 6 pages) à destination des partenaires du secteur privé, présentant : o Le rôle du secteur privé dans la gestion durable des tourbières o Les modèles de partenariat public-privé et les opportunités de financement mixte o Les opportunités de partenariat spécifiques alignées sur les résultats et les objectifs du projet o Les avantages du partenariat (responsabilité sociale des entreprises, performance ESG, accès à l’expertise, atténuation des risques) o Le cadre politique et réglementaire soutenant l’engagement du secteur privé o Un appel à l’action pour le partenariat et l’investissement C. Développement de supports de communication : 1. Contenu pour les réseaux sociaux : • Pour chaque note de synthèse, élaborer une série de contenus pour les réseaux sociaux (minimum 6 publications par note) adaptés aux différentes plateformes (site web de CBLI, LinkedIn, Twitter/X et potentiellement d’autres plateformes pertinentes) afin de promouvoir les notes de synthèse et d’engager les publics cibles. • Le contenu doit inclure des messages clés, des analyses fondées sur des données, des visuels/infographies percutants et des appels à l’action. 2. Supports de communication par courriel : • Pour chaque note de synthèse, élaborer des supports de communication par courriel, notamment : o Un modèle de courriel ciblé à diffuser aux investisseurs et financiers identifiés. • Modèle d’e-mail de suivi pour maintenir le dialogue. • Points clés et messages pour un dialogue de haut niveau. 3. Supports de présentation : • Élaborer un diaporama (10 à 15 diapositives) pour chaque note d’information, à utiliser lors d’événements, de réunions et de présentations destinées au secteur privé. • Veiller à adapter les présentations aux différents publics (par exemple, techniques ou non techniques, sectoriels). D. Consultation et validation des parties prenantes : 1. Validation et examen : • Présenter les notes d’information préliminaires et les supports de communication au PNUE et aux principaux partenaires du projet (gouvernements, FAO, Université de Leeds, GRID-Genève, WWF, WCS, etc.) pour examen et validation. • Intégrer les commentaires reçus lors du processus de validation dans les livrables finaux.• Assurer la coordination avec les plateformes de parties prenantes mises en place dans le cadre du résultat 1.1 afin de garantir la cohérence des actions et de solliciter les contributions des partenaires gouvernementaux et de la société civile. 2. Consultation du secteur privé : • Mener des consultations ciblées auprès de représentants sélectionnés du secteur privé afin de tester les messages et de garantir la pertinence des notes d’information et des supports de communication. • Veiller à ce que les processus de consultation prennent en compte les perspectives des entreprises locales et des investisseurs potentiels. E. Soutien aux événements et réunions : 1. Supports événementiels : • Préparer les supports pour une série d’événements et de réunions ciblés (étape 1.3.2) afin de mobiliser les investisseurs et les financiers du secteur privé, notamment : o Notes conceptuelles et ordres du jour o Notes d’information pour les intervenants o Supports de présentation o Documents pour les participants 2. Formation : • Élaborer un module de formation succinct (le cas échéant) sur l’utilisation efficace des supports de communication auprès des publics du secteur privé.

Qualifications/compétences particulières

Un diplôme universitaire de niveau supérieur (Master ou équivalent) en économie de l’environnement, relations publiques, communication, marketing, administration des affaires, développement international ou dans un domaine connexe est requis. Une licence, assortie de deux années d’expérience supplémentaires, peut être acceptée en lieu et place du Master. Une expérience professionnelle d’au moins dix ans, à responsabilités croissantes, en économie de l’environnement, communication, relations investisseurs, mobilisation du secteur privé, finance durable ou dans des domaines connexes est exigée. Une expérience avérée dans l’élaboration d’analyses de rentabilité convaincantes, de notes d’investissement ou de supports de communication destinés au secteur privé, de préférence dans les secteurs de l’environnement, de la conservation ou du développement durable, est requise. Une expérience démontrée en matière de mobilisation et de sensibilisation du secteur privé, notamment auprès des institutions financières, des investisseurs et des entreprises, est souhaitable. Une expérience de travail avec ou pour des organisations internationales (PNUE, autres agences des Nations Unies, Banque mondiale, etc.) constitue un atout. Une connaissance de la finance durable, de l’investissement ESG, des marchés du carbone et/ou de la rémunération des services écosystémiques est un avantage certain. Une expérience dans le bassin du Congo ou en Afrique centrale, avec une compréhension du contexte politico-économique et des défis spécifiques auxquels sont confrontés la République du Congo et la RDC, est souhaitable. Disposer de réseaux établis auprès des acteurs du secteur privé et des investisseurs est un atout majeur.

Langues

L’anglais et le français sont les langues de travail du Secrétariat de l’ONU. Pour le poste de consultant proposé, la maîtrise de l’anglais et du français, à l’oral comme à l’écrit, est requise.

Aucun frais

L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.
PNUETravaillez

Autres Offres d'Emplois